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La véritable histoire de la chèvre de M. SEGUIN

 
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La véritable histoire de la chèvre de M. SEGUIN
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Maitre Peel


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La véritable histoire de la chèvre de M. Seguin
 
 


Enfants qui me lisez, ne croyez pas ce qu'Alphonse Daudet vous raconte. La véritable histoire de la chèvre de Monsieur Seguin ne s'est pas du tout passée comme ça.
Ecoutez plutôt.
C'est vrai qu'ils habitaient tous les deux dans le midi de la France, entre Pastis et tournantes. Dans un coin de garrigue au pied d'une montagne, tellement paumé qu'ils n'avaient même pas la télé. N'empêche ! elle était bien avec lui sa petite chèvre. Etable toute neuve, herbe - et de la bonne, de la vrai - à profusion, le grand luxe quoi !
C'est vrai aussi que Monsieur Seguin les adorait ses chèvres. Dieu sait qu'il en avait eu ! Pourant, à chaque printemps, celle qu'il avait bichonné durant toute l'année fuguait dans la montagne et se faisait bouffer par le loup. Ce qui obligeait le pauvre vieux à aller au super-marché en acheter une autre. Et c'est que ça coûte ces sales bêtes !
Ce que Daudet ne dit pas, c'est qu'elles en tenaient une couche les chèvres de Monsieur Seguin. Et la plus nulle d'entre elles, c'était Blanchette, la dernière.
Il l'avait pourtant bien prévenue : "Si tu vas dans la montagne, le loup il te croque peuchère". L'autre conne, l'accent du vieux, ça l'avait fait marrer.
Pourtant, il en avait pris des précautions le père Seguin. Enclos tout neuf, description du loup, achat d'une corde, la totale quoi !
Ce que Daudet ne dit pas non plus, c'est que les chèvres avaient de menues contraintes. Tiens, prenez Blanchette ! Jeune, mignonne, la barbichette moqueuse, les petites cornes cirées tous les matins, un poil doux, soyeux, et des yeux ah ! ses yeux. Le père Seguin l'aimait comme sa fille.
Tous les matins au réveil, comme il avait la trique, il te prenait la Blanchette, te la retournait et lui défonçait le cul en s'agrippant à ses petites cornes bien cirées pour l'empaler au maximum. Et il s'en donnait le vieux bougre ! C'était des hanhans à n'en plus finir et des soupirs et des gloussements. Et il te la ramonait en hurlant : "Oh ! ma fifille, ma salope, tu la sens dis, dis tu la sens ma grosse trique ?" Là, l'accent du vieux, ça ne la faisait pas se marrer la Fifille.
Il ne lui déchargeait jamais dans le cul, on ne sait jamais. Il te la prenait côté face et s'enfonçait dans sa bouche en gueulant : "Avale radasse ! Putain qu'il est bon le bon jujus à son papa". Et, tandis que la barbichette de Blanchette lui caressait les couilles, il se vidait en cascades dans sa gorge en chantant : "Tiens, tiens t'auras du boudin, t'auras du boudin" en souvenir de vingt-cinq ans de bon temps à la Légion étrangère. Emu aux larmes, le vieux cochon se remémorait un quart de siècle de sodomie avec des moutons, des chameaux, des chiens, des petits arabes et, quand il n'y avait rien de mieux, des femmes.
Après la sieste, retrique et rebelotte, un coup par derrière, un coup par devant. C'est qu'il avait la santé le père Seguin. Le soir avant de s'endormir, juste une petite pipe pour la route. A part ces quelques contraintes, la Blanchette elle était libre et tranquille. Pas de quoi fouetter une chatte.
Et ça les enfants, va savoir pourquoi, Daudet, il a oublié de le raconter.

L'hiver s'écoulait tranquille entre pipes et sodomies. Mais, dès le printemps, dès que les premiers bourgeons commençaient à pustuler sur les rameaux, à peine les primeverts s'affairaient à leur longue toilette dans les près, tout juste avant que les moineaux s'entrainent à siffler les moinettes pour mieux les niquer, la Blanchette ne se sentait plus.
O le père Seguin, il les connaissait les symptômes ! Depuis le temps. D'abord elle se faisait câline, mouillant du cul pour mieux qu'il la défonce : "J'irai bien faire un tour dans le montagne, moi". Puis, comme ça ne marchait pas : "Non, jamais !", elle se la jouait sucrée :"Pas aujourd'hui mon Pépére à moi, j'ai mes ragnagnas". "Des ragnagnas du cul !" s'exclamait le vieux bougre, "Tu me prends pour un fada. C'est des hémoroïdes petites, attends, je vais te les ramoner moi tes hémoroïdes!"
Et ça le rendait triste le pauvre vieux que sa Blanchette veuille s'en aller. Pas au point de lui ramollir la trique non, mais triste quand même. Il s'y était attaché à sa Blanchette et il voyait bien que, comme toutes les autres avant elle, sa Blanchette ne rêvait que d'une chose : partir dans la montagne. Malgré le loup.

Mais cette fois-ci le père Seguin n'avait pas l'intention de se laisser faire : "Non mais connasse qui c'est le chef icitte ! Et c'est qu'ça côute ces bestiaux". Après avoir enfermé le Blanchette à double tours, il fila en ville, acheta une immense corde, un piquet et un collier. La chèvre attaché par le collier, le collier par le corde, la corde au piquet et le piquet en terre, il alla faire sa sieste rassuré, le coeur léger. Et les couilles aussi parce que bon ! faut pas se laisser abattre.

Pour l'épisode suivant vous pouvez croire Alphonse Daudet. La Blanchette qui fugue, l'herbe plus fraiche qu'en bas, le goût du thym et du serpolet, tout le tralala bucolique, tout le côté mièvre, sirupeux, tout est vrai. Le vieux qui gueule d'en bas "Reviens Blanchette, reviens y'a les mêmes à la maison!" vrai aussi. Le soir qui tombe, l'air qui fraîchit, le vent qui se lève, l'arrivé du loup, vrai.

C'est après qu'il ne faut plus le croire le Daudet. Ecoutez plutôt.
Quand elle voit le loup la Blanchette, elle n'a pas vraiment peur. Le père Seguin lui en a fait une telle description, il a tellement exagéré pour la terroriser afin qu'elle ne s'en aille pas, que la Blanchette, le loup elle le trouva plutôt bof. Le poil gris pas très soigné avec des pellicules sur le cou. Les dents jaunes pas brossés avec un morceau de viande coincé entre les canines. Le ventre bedonnant avec le paquet de cigarettes et le peigne glissé dans le maillot de bain. Enfin rien de terrible. Sauf les yeux peut-être, d'un gris fauve plutôt mignon.

Immédiatement Blanchette se met en garde. Cornes pointées en avant, sabots enfoncés dans le sol, elle lui bêle : "Je m'appelle Blanchette et je te défie messire loup". Quand je vous dis qu'elle est vraiment conne !
"Blanquette", dit le loup en se marrant, "tout un programme". "Non, Blanchette", rétorque l'autre qui n'a aucun sens de l'humour, "Blanchette avec un "che" alors que Blanquette c'est avec un "q". "Avec un "q" dit le loup, autre programme...".
Et elle fonce sur le loup en donnant des coups de cornes en dépis du bon sens au risque d'éborgner la pauvre bête qui ne lui a rien fait. Le loup se retire un peu plus loin en attendant qu'elle se calme. Emporté par sa fureur la Blanchette, tête baissée, ne voit rien. Et elle tourne, virvolte, fauche l'air à grand coups de moulinets de cornes, transperce le vent, décapite une marguerite innocente et se démène tant et plus.
Allongé tranquillement sous un arbre, les pattes sous la nuque, un brin de paille à la bouche le loup la regarde en rigolant.
Enfin elle s'arrête. Soufflant, suant, rouge comme une pivoine, puant la petite crevette qui se néglige, la tête tellement tourneboulée par tant d'effort, qu'elle ne sait plus où elle est.
Le loup, toujours allongé, est juste derrière elle. A peine dix pas les séparent. Et il la voit de dos.
Qui n'a jamais vu une chèvre de dos ne peut imaginer le spectacle. Juste au dessous du petit touppé de sa queue dressée, son trou du cul est un véritable aimant à bite, une invite à l'enculage. Soyeux, satiné de brun, son humide est un délice. Le pape y perdrait ce qu'il lui reste de pucellage. Tous les bergers vous le dirons, le cul d'une chèvre c'est comme le cul d'un Jésus, un plaisir de roi, la quintessence de la sodomie.
Le loup a les yeux qui lui sortent de la tête. Il bande comme un troupeau d'ânes en rute. "Ce trou, il me le faut" se dit le loup en se levant. Il a une telle trique que sa bite laboure le sol quand il marche. Enfin presque !

C'est là que Daudet s'est gourré dans son histoire. Le loup, il ne voulait pas la manger la Blanchette. Tu penses, en plein printemps, les loups, de la nourriture, ils en ont en veux-tu en voilà. C'est pour cela qu'il avait encore un morceau de bidoche entre les dents et le ventre bedonnant. Le loup, ce qu'il voulait, c'était la niquer la Blanchette. C'est tout ! Juste une petite sodomie amicale.
Alors effectivement, comme le dit Daudet, toute la nuit la petite chèvre de Monsieur Seguin s'est défendu du loup. Pas pour ne pas être mangé, mais pour qu'il ne lui pête pas la rondelle. Chaque fois qu'il essaie de la sauter, l'autre s'esquive. Et j'te fais un saut de côté, et un autre. Et je m'retourne et un coup de corne dans les valseuses. L'autre, empégué par son braquemard en feu, en devient fou. Plus il essaie plus il a envie de baiser.
Elle aurait été moins conne la Blanchette, elle l'aurait laissé faire. Il se serait purgé les couilles et salut, à plus, bonjour chez toi ! Elle serait retourné tranquille chez son vieux. Le ventre plein, les couilles vides, pourquoi voulez-vous que le loup la tue ?
Mais non, elle a voulu faire sa maligne. Et surtout comme Daudet elle n'a rien compris.

Pendant qu'elle se dérobait à la pine sodomite, tout en bas dans la vallée elle entendait la voix de Monsieur Seguin qui criait :"Revient Blanchette, revient, j'ai la main toute engourdie à force de me branler". "Pauvre homme", se disait-elle, "c'est qu'il en a du sentiment". Et elle esquiva pour la millième fois l'assaut enculatoire du pauvre loup qui n'en pouvait plus.

Qui n'a jamais niqué une chèvre, ce qui est apparement le cas de Monsieur Daudet, ne peut imaginer le plaisir qu'eut le loup lorsque, aux premières lueures de l'aube, Blanchette cessa le combat. Pantelante, la mine défaite, elle lui tendit sa gorge pour qu'il l'achève. Lui, passa derrière et, se dressant sur les pattes arrière la défonça si sauvagement que l'air s'emplit d'une odeur de caoutchouc brûlé. Il enfourna tout d'un coup, bite, couilles et plus si affinité, lui faisant exploser la rondelle à tel point qu'elle en sentit le souffle jusqu'au fond de sa gorge. "C'était donc pour ça" se dit la pauvre bête pendant que le cul lui cuisait, "juste un coup de trique. Quand je pense que je croyais qu'il voulait me manger !"

Où elle est très conne la petite chèvre de Monsieur Seguin, c'est que le loup, toute une nuit de combat, ça lui a donné faim. Alors, après avoir enculé la Blanchette il l'a bouffé.

Fin 
 


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Que la chèvre soit avec vous !!!!

Mer 3 Juin - 14:52 (2009)
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Mer 3 Juin - 14:52 (2009)
MaitreDoze
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Message La véritable histoire de la chèvre de M. SEGUIN Répondre en citant
Je ne dirais qu'une chose : P.T.D.R. !!!
Bon par ontre ame sensible ne pas lire mais elle est geniale cette putain d'histoire !!!

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Mer 3 Juin - 15:28 (2009)
Maitre Peel


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Message La véritable histoire de la chèvre de M. SEGUIN Répondre en citant
cul sensible s'abstenir aussi sa risque de faire mal Mort de Rire

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Mer 10 Juin - 23:06 (2009)
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Message La véritable histoire de la chèvre de M. SEGUIN Répondre en citant
Je trouve honteux cette censure dans la littérature. Honte sur vous M. Daudet. Quand je pense aux autres histoires tronquées : le petit chaperon rouge, la vache et le prisonnier, les 3 petits cochons,... Il faut absolument retrouver les vraies histoires pour que nos enfants puisse les lire. Ne plus leur raconter des mensonges.
Je trouve courageux de ta part Maitre Peel d'enfin nous permettre de lire la vérité
(Putain, elle m'a fait bander cette description de la blanchette)


Mer 24 Juin - 09:27 (2009)
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